Le CBD est-il addictif ?

Le cannabidiol (CBD), bien que de plus en plus démocratisé, suscite une grande curiosité chez les consommateurs. Se pose parfois la question de l’accoutumance, la dépendance, et de la quantité maximale recommandée.


Dans cet article, nous vous éclairons sur ces questions que tout le monde se pose.

Le CBD… une molécule addictive ?

Issu de la plante de chanvre, le cannabidiol est souvent associé à une drogue (cannabis) et à la notion d’addiction. Une question revient alors souvent dans l’esprit des consommateurs : le CBD rend-il accro ?

La réponse est claire : NON, le CBD ne rend pas dépendant !

Pour rappel, la dépendance se définit comme « un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance psychoactive spécifique ou d’une catégorie de substances entraîne un désinvestissement progressif des autres activités. » (Source : OMS - Organisation Mondiale de la Santé).

Depuis plusieurs années, le CBD a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques.

L’OMS et l’ECDD (Expert Commitee on Drug Dependance) ont confirmé dans un rapport datant de 2017, que le cannabidiol ne démontre « pas de problèmes d’abus, d’addiction ou d’usage problématique ». La consommation de CBD est « sûre, bien tolérée et n’est associée à aucun risque pour la santé publique ».

Homme tenant une feuille de chanvre dans sa main

Comment expliquer cela ? 

Tout simplement parce que le CBD n’est pas une substance psychoactive, contrairement au THC, autre molécule bien connue de la plante de chanvre. Le CBD n’agit pas sur le système nerveux et n’est donc pas considérée comme addictive. En interaction avec certains récepteurs, il va permettre de libérer de la sérotonine pour un état de bonheur et de bien-être global, sans dépendance ni accoutumance.

Mieux encore, le cannabidiol permettrait d’atténuer certaines addictions, comme l’alcool, le tabac ou le THC ! En effet, grâce à son action sur certains récepteurs précis, le CBD annule les effets du THC et agit ainsi comme un antipsychotique.

Pour résumer, seul le THC présente un potentiel addictogène, celui-ci agissant directement sur le niveau de dopamine et sur le schéma psychique de la récompense et de la motivation, ce qui peut à terme susciter une addiction.

La consommation optimale de CBD

Les recherches complémentaires ont démontré que même à des doses élevées, le CBD n’induit pas de dangers ou d’effets secondaires significatifs.

En effet, en cas de forte consommation de CBD, les récepteurs qui interagissent avec la molécule saturent, empêchant ainsi de ressentir les effets du cannabidiol.

Néanmoins, tout comme l’alcool, la tolérance et le seuil maximal de la consommation de CBD dépend de plusieurs facteurs personnels tels que la morphologie, le type de produit consommé et sa concentration. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour mesurer le niveau de CBD adapté à ses propres besoins et définir le type de consommation adéquat.

S’il n’est pas addictif, il reste toutefois recommandé d’avoir une consommation ponctuelle de CBD, et d’espacer les prises de quelques jours pour ne pas ritualiser l’usage et éviter une certaine accoutumance au dosage consommé.

Mains ouvertes qui tiennent des feuilles de chanvre
Découvrez-en plus en consultant notre article sur la législation du CBD en France ! 
Sources :

 

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